2 mars 2010
Mexique 1810-1910 : d’une rupture à l’autre ?
Le 16 septembre 1810 Miguel Hidalgo appelle la population à se soulever contre le joug espagnol et ouvre ainsi le processus d’Indépendance du Mexique. Le 5 octobre 1910, alors que la nation célèbre le Premier Centenaire de son Indépendance, Francisco I. Madero appelle ses concitoyens à prendre les armes contre la dictature de Porfirio Díaz et marque ainsi le début de la Révolution Mexicaine.
A tout juste un siècle d’intervalle, Indépendance et Révolution signifient toutes deux une volonté de rompre avec l’ordre établi (système colonial en 1810, « caudillisme » et autoritarisme en 1910), faisant naître ainsi de nouvelles espérances, de nouvelles utopies, de nouvelles visions du monde, exprimées à travers l'engagement des populations, l'effervescence politique, les manifestations artistiques ou bien encore la production littéraire... On peut cependant s’interroger sur l’ampleur des transformations que ces deux bouleversements majeurs étaient censés apporter.
Le recul historique nous permet de constater que les pères fondateurs ont essayé de mettre en place des gouvernements et des institutions qui ont mis plusieurs décennies à constituer de nouveaux systèmes politiques et économiques et à former des citoyens ad hoc. De même, la Révolution a introduit un état laïque dans une société croyante, une législation du travail avancée dans un pays quasi rural et une réforme agraire dans un système oligarchique. En fait, dans les deux siècles qui se sont écoulés depuis le Grito de Dolores, le Mexique n’a connu de stabilité politique que lorsqu’il a trouvé des simulacres démocratiques comme pendant les trente-quatre ans de Porfiriato et les quatre-vingts ans de gouvernements « révolutionnaires ». Ces multiples contradictions et les débats qui en découlent abondent également dans le domaine de la culture et des arts : le Roman de la Révolution est-il révolutionnaire ? Les muralistes sont-ils des avant-gardistes ou des propagandistes ?...
L'objectif de ce colloque consiste à analyser dans quelle mesure Indépendance et Révolution ont constitué une rupture dans l'Histoire du Mexique, non seulement d'un point de vue politique, économique ou social, mais également à travers les prismes artistique et littéraire.
Colloque organisé par :
Equipe ETOILL/LLACS, Université Paul Valéry – Montpellier 3
Illustration : de Felipe de la Torre
Avec le soutien de :
Secretaría de Relaciones Exteriores (SRE, Mexique)
Secretaría de Educación Pública (SEP, Mexique)
CONACULTA
Instituto Cultural de México
Programme jeudi 11
Joëlle CHASSIN, EHESS : « Entre Indépendance et Révolution : le Mexique d’un concept à l’autre »
Thomas CALVO, Colegio de Michoacán, « La Nouvelle Espagne, de réformes en révolutions »
Marc MORESTIN, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Lettres sur le Mexique de Victor Considerant (1868) »
Estrellita GARCIA FERNANDEZ, El Colegio de Jalisco, Universidad de Guadalajara : « La Revolución y el patrimonio jalisciense »
Elisa CARDENAS, Universidad de Guadalajara : « La Révolution malgré son centenaire »
Agustín VACA, Colegio de Jalisco, INAH : « La clericalización posrevolucionaria de Jalisco »
Raphaële PLU, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « Carlos A. Madrazo Becerra et la réforme du Partido Revolucionario Institucional de 1964-1965 : une crise du mythe révolutionnaire libéral ? »
Emmanuel VINCENOT, Université de Tours : « Mina, viento de libertad [Antonio Eceiza, 1977] ou comment détourner l’histoire de l’Indépendance mexicaine »
Laurent AUBAGUE, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Les archives Casasola : une poétique visuelle de la Révolution Mexicaine »
Sofia ANAYA, Universidad de Guadalajara : « Independencia y Revolución ¿exaltación o desengaño? Los murales de José Clemente Orozco »
Monique PLÂA, Université de Marne-la-Vallée : « L’art de réinterpréter l’Indépendance dans les fresques de Diego Rivera »
Sabine COUDASSOT-RAMIREZ, Université de Nîmes : « 1810-1910… 2010 : le choc des imaginaires dans Las paredes hablan, scénario original de Carmen Boullosa »
Isabelle POUZET, Université de Rennes 2 – Haute Bretagne : « Un poème patriotique d’Efraín Huerta: “Amor, patria mía” »
Programme vendredi 12
Pierre-Luc ABRAMSON, Université de Perpignan : « Utopie et littérature au Mexique à travers El monedero de Nicolás Pizarro Suárez, La Navidad en las montañas d’Ignacio Manuel Altamirano et La quinta modelo de José María Roa Bárcena
Jean FRANCO, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Tomochic (1893), de Heriberto Frias : Littérature, idéologies, millénarisme ».
Claude FELL, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « La Antología del Centenario (1910-1911) : entre tradition et rupture »
Evodio ESCALANTE, UAM - Iztapalapa : « Revolución y resistencia a la Revolución en Los de abajo de Mariano Azuela »
Alba LARA-ALENGRIN, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Des cimes aux abîmes : Los de abajo (1915), de Mariano Azuela »
Florence OLIVIER, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « Souvenirs d’enfance : images contradictoires des Dorados de Pancho Villa dans Cartucho de Nellie Campobello et La estatua de sal de Salvador Novo »
Sébastien RUTÈS, Université de Nancy 2 : « Représentations de Rodolfo Fierro, interprétations de la Révolution mexicaine »
Cécile QUINTANA, Université de Poitiers : « La Révolution en marge ou le combat d’arrière-garde des fous, des toxicomanes et des prostituées dans Nadie me verá llorar de Cristina Rivera Garza »
Marie-José HANAÏ, Université de Rouen : « La réécriture de la Révolution dans le roman mexicain contemporain : entre trahison et oubli (Cristina Rivera Garza, Silvia Molina, Carlos Fuentes, Ana García Bergua) »
Jean-Marie LASSUS, Université de Nantes : « Histoire et ironie dans Viaje en la América ignota (1972) de Jorge Ibargüengoitia »
Raphaël ESTEVE, Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3 : « Modalisation et épistémè dans Los relámpagos de agosto de Jorge Ibargüengoitia »
Karim BENMILOUD, Université Paul Valéry – Montpellier 3, « Los relámpagos de agosto de Jorge Ibargüengoitia »
7 février 2010
El dinero del diablo
Editorial Planeta, México, 2009
Escritor mexicano nacido en la ciudad de Puebla, es miembro de la generación del crack (junto con Padilla y Volpi)
Esta novela, histórica y actual describe las relaciones entre la Iglesia Católica y los régimenes fascistas de Italia y Alemania en el periodo de entre las dos guerra mundiales y sus repercusiones en el mundo de hoy. Todo empieza con el asesinato de un sacerdote jesuita en Roma, quien trabajaba en los archivos secretos del Vaticano buscando información para la posible canonización del Papa Pío XII. A partir de este primer asesinato, varios crímenes se suceden, por lo que el Padre Gonzaga, experto investigador jesuita es llamado para elucidarlos. Gonzaga decide pedir la ayuda de una amiga, médica forense israelí para realizar las investigaciones. A medida que avanzan, se dan cuenta que todo está relacionado con los Papas Pío XI y Pío XII. El Papa Pío XI, Achille Ratti, fue Papa desde 1922 hasta 1939, es el Papa que reconoció al Estado Italiano de Mussolini en cambio del reconocimiento del Estado independiente del Vaticano (Tratado de Letrán entre Pío XI, el rey Victor Manuel III y Benito Mussolini). Pío XI llegó a decir con respecto a Mussolini que “era el hombre enviado por la providencia”. Firmó también tratados con la Alemania nazi de 1933. (criticado en su época hasta por personas de su mismo campo, tanto que hasta el cardenal alemán Faulhaber lo llamó “el mejor amigo de los nazis”).
La novela trata acerca de las relaciones del Vaticano con los regímenes de Mussolini y de Hitler, del enriquecimiento del balbuceante Estado Vaticano, de las dudas del Papa Pío XI acerca de la exterminación de los ancianos, de los enfermos mentales y de los judíos. De las encíclicas pronunciadas, como la encíclica Mit brennender Sorge (Con ardiente preocupación), en la que se manifestaba una ligera preocupación contra el régimen nazi, y de la última encíclica del Papa Pío XI que nunca pudo pronunciar puesto que murió dos días antes (¿envenenado?) y que fue descubierta hasta 2001, en la cual condenaba vigorosamente este régimen. ¿Por qué no se pronunció esta encíclica? ¿Qué intereses se movieron en el Vaticano para que no se diera a conocer en esta época? ¿Realmente existió? La Orden Negra, el Mossad, los jesuitas todos quieren ¿o no? conocer la verdad.
El Dinero del Diablo fue novela finalista del Premio Iberoaméricano de Narrativa “Planeta-CasaAmérica 2009”.
L’argent du diable
Pero Angel Palou est un écrivain mexicain né à Puebla, il est membre de la génération du crack, avec Padilla et Volpi.
Cette nouvelle, historique et contemporaine, décrit les relations entre l’église catholique et les régimes fascistes d’Allemagne et d’Italie entre les deux guerres mondiales, et leurs répercussions dans le monde d’aujourd’hui. Tout commence par l’assassinat d’un prêtre jésuite à Rome, qui travaillait dans les archives secrètes du Vatican, à la recherche d’informations pour la possible canonisation du pape Pie XII. Après ce premier meurtre, plusieurs crimes se succèdent. Le père Gonzaga, un jésuite expert en enquêtes est appelé pour les élucider. Il se fait aider par une amie, médecin israélien. Au fur et à mesure de la progression de l’enquête, il découvre que tout tourne autour des papes Pie XI et Pie XII. Pie Xi, Achille Rati, a été pape de 1922 à 1939. C’est lui qui signa les accords de Latran avec le roi Victor-Emmanuel III et Benito Mussolini, traité par lequel le Vatican reconnait l’état italien du Duce, lequel reconnait le Vatican comme état souverain. Pie XI ira jusqu’à dire que Mussolini fut « envoyé par la providence ». Il signa aussi des accords avec l’Allemagne nazie de 1933. Il était déjà critiqué à l’époque par des personnes de son entourage et de son bord, le cardinal allemand Faulhaber le nomma « meilleur ami des nazis ». En plus des relations entre le Vatican et les régimes fasciste et nazi, la nouvelle parle de l’enrichissement du jeune état pontifical, des interrogations de Pie XI au sujet de l’élimination des vieux, des malades mentaux et des juifs. Il est également question de certaines encycliques comme l’encyclique Mit brennender Sorge, « avec une immense inquiétude », dans laquelle il manifeste quelques doutes sur le régime nazi, et de la dernière encyclique que le pape n’a pas pu prononcer car il mourut quelques jours avant – empoisonné ? – et ne fut découverte qu’en 2001et dans laquelle il condamnait sévèrement ce régime. Pourquoi cette encyclique ne fut-elle pas dévoilée ? Quels intérêts poussèrent le Vatican à ne pas la révéler à l’époque ? A-t-elle seulement jamais existée ? L’ordre noir, le mossad, la compagnie de Jésus voulaient-ils tous connaître – ou pas – la vérité ?
« L’argent du diable » fut finaliste du prix Iberoamericano de nouvelles « Planeta Casa América 2009.
11 janvier 2010
Charlas de café con Miguel Hidalgo y Costilla
Ediciones Grijalbo, México, 2009
Patricia Galeana es una conocida historiadora mexicana, quien se habí a negado hasta ahora a escribir novelas histó ricas, pero afortunadamente cambia de punto de vista para deleitarnos con estas Charlas. Hay dos razones principales, la primera es que estamos entrando a 2010, añ o emblemá tico para América Latina en general y para México en particular puesto que se celebrará n tanto el Bicentenario de la Independencia de Españ a como el Centenario de la Revolució n Mexicana. La segunda razó n es el hecho que actualmente hay varias personas en México que pretenden reescribir la historia a partir de un punto de vista extremadamente subjetivo y conservador. Es tiempo de precisar las cosas.
Estas charlas imaginarias permiten a Patricia Galeana entrevistar al Padre de la Patria mexicana, Miguel Hidalgo y Costilla, quien responde a las preguntas acerca de su relació n con Allende y Aldama, por qué no tomó la Ciudad de Mexico Cuando pudo hacerlo, sus relaciones con los pretendidos enviados de Napoleó n, sus tertulias donde se leí an a los ilustrados franceses.
Hidalgo explica porque se escogió el 16 de septiembre de 1810 para comenzar la guerra de independencia: " Era un trá nsito natural; se tení a que dar. La invasió n napoleó nica a Españ a dejó descabezada a la Corona, ya no existí a má s el Rey; era el momento oportuno para declarar la independencia del reino. Así como los españ oles no querí an ser gobernados por los franceses y luchaban para echarlos de su territorio, todos los pueblos del mundo quieren gobernarse por sí mismos."
Conversations autour d’un café avec Miguel Hidalgo y Costilla
Patricia Galeana
Editions Grijalbo, México, 2009
Patricia Galeana est une chercheuse mexicaine très connue, qui avait jusqu’à présent refusé d’écrire des romans ou des récits historiques. Elle a heureusement changé d’avis pour nous régaler avec ces conversations. Il y a deux motifs à ce changement ; le premier c’est que nous sommes en 2010, année symbolique pour l’Amérique Latine en général et pour le Mexique en particulier, puisque cette année verra la célébration du bicentenaire de l'Indépendance (séparation d'avec l'Espagne) et du centenaire de la Révolution mexicaine. Le deuxième motif est que dans l’actualité, plusieurs personnes au Mexique prétendent réécrire l'histoire d’un point de vue très conservateur et subjectif. De ce fait, il était temps de préciser les choses.
Ces conversations imaginaires permettent à Patricia Galeana d'avoir un entretien avec le fondateur de la nation mexicaine, le héros Miguel Hidalgo y Costilla, qui répond aux questions relatives à sa relation avec Allende et Aldama, explique les raisons pour lesquelles il n’a pas pris la capitale lorsque il aurait pu le faire, ses relations avec les prétendus envoyés de Napoléon, ses réunions littéraires où on lisait Voltaire, Montesquieu, etc…
Hidalgo explique pourquoi la date du 16 septembre 1810 a été choisie pour débuter la guerre d’indépendance : « c’était un processus naturel ; il fallait que cela arrive ». L’invasion napoléonienne en Espagne avait laissé la couronne vacante. Sans roi, le moment était opportun pour revendiquer l’indépendance du royaume. A l'instar des espagnols qui ne voulaient pas être gouvernés par les français et luttaient pour les chasser de leur pays, tous les peuples du monde voulaient être dirigés par eux-mêmes.
9 janvier 2010
La maîtresse d'Ixtepec
Elena Garro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
édition de L'Herne, 01-2009
également : La Fête à Ixtepec, Stock, 1966
Présentation de l'éditeur
L'histoire du village d'Ixtepec, durant un épisode de la guerre des Cristéros, envahi par les troupes zapatistes puis
par celles du gouvernement, et celle de la belle Isabel Moncada, qui met
en péril l'existence du village. A travers le récit d'une époque
impitoyable, l'auteur réussit à rendre palpable les traditions, les
mythes et la magie de ce village mexicain.
« Tout mythe, tout roman est à la fois mémoire de l’avenir et prédiction du passé. » Ainsi en est-il du premier roman d’Elena Garro publié au Mexique en 1963. Elle y inaugure un style : le réalisme magique.
Ixtepec est située dans la terre chaude* au cœur du Mexique, dans un lieu qui est tout le monde et personne à la fois, puisque c’est la ville imaginaire dans laquelle Elena Garro situe les années post-révolutionnaires turbulentes d’un pays où l’injustice de la dépossession des terres, le racisme et la violence contre les femmes sont un problème quotidien. La Maîtresse d’Ixtepec est, selon Octavia Paz : « Une des œuvres les plus importantes de la littérature latino-américaine. »
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.
Informations
ISBN : 9782851977052
Pages : 320
Prix :
* Terre chaude, tierra caliente, zone répartie sur 3 états, Estado de Mexico, Guererro et Michoacan. (note de PhH)
Elena Garro est née au Mexique, elle a vécu longtemps en Europe lorsque son mari l’écrivain et diplomate, Octavio Paz, y était en poste. Elle est l’auteur d’une quarantaine d’œuvre dont des pièces de théâtre à succès. Son premier roman, La Maîtresse d’Ixtepec, classique de la littérature latino-américaine et pionnier du réalisme magique, a été porté au cinéma. (source éditions L'Herne)
Los recuerdos del polvenir
editorial Alfaguara, primera edicion 1963
Ixtepec, un pueblo escondido en el territorio mexicano, es quien nos
cuenta la amarga historia de los hermanos Moncada. Durante un sangriento
episodio de la guerra “cristera” el siniestro general Francisco Rosas
se enamora de una bella y misteriosa mujer llamada Julia. Su obsesión
crece cuando esta le abandona. Entonces Isabel Moncada se entrega a él
presa del miedo y la admiración sin intuir el drama. La búsqueda del
amor imposible y las ansias de libertad propician la tragedia. Los
recuerdos del porvenir no es sólo un relato histórico, sino una
reflexión, más allá del tiempo, de la sumisión a la tiranía, la
pasividad, la cobardía y el abandono.
2 janvier 2010
Moi, Marina la Malinche
Kim Lefèvre
éditions Phébus Libretto, 06-2007
Présentation de l'éditeur
Non seulement Kim Lefèvre rend hommage à la figure complexe et ambiguë qu’a été La Malinche – esclave indienne qui devint la compagne d’Hernán Cortès et son alliée dans la conquête du Mexique au XVIe siècle –, mais elle donne avec ce roman dénué d’exotisme une épaisseur charnelle et psychologique aussi vraisemblable que possible à l’une des héroïnes les plus singulières de l’histoire […]Moi, Marina la Malinche rend justice avec beaucoup de retenue et de talent à cette figure unique qui, loin d’être l’emblème de la traîtrise, n’est rien de moins que celle de la nation mexicaine elle-même: indienne, métisse, catholique et hispanophone. Au terme d’un long et tragique chemin, c’est moins Montezuma que la Malinche qui symbolise le Mexique vivant d’aujourd’hui. Ce livre nous le restitue, avec toutes ses incertitudes, à l’orée de la naissance d’une nation accouchée comme d’autres et davantage encore par le fer et par le sang.Moi, Marina la Malinche est non seulement un splendide récit historique, mais le roman d’une grande passion amoureuse, née de circonstances exceptionnelles, dont l’héroïne se console mal d’avoir perdu l’irremplaçable éclat.
La fiche du livre sur le site de l'éditeur.
29 décembre 2009
El círculo negro. Historia de la Sociedad secreta que dirigía al PRI.

Antonio Velasco Piña
Punto de lectura, 2009
Un anciano llama al escritor y le pide que le escuche puesto que desea contarle la historia del círculo negro, con la condición de que no divulgue su verdadero nombre. De esta manera, comienza el relato acerca del círculo negro, sociedad secreta y permanente de asesores que daban directivas a seguir a los Presidentes mexicanos durante más de 70 años.
Esta historia nos describe la creación de este denominado círculo negro, descubrimos la existencia de una constitución de tipo monárquico que regía entre los Presidentes electos del PRI y los 6 miembros de este círculo, miembros que solamente se conocian entre ellos pero que ni los mismos Presidentes conocían, negociaban solamente con uno de ellos, Fidel Velázquez, líder casi centenario del CTM.
A través todos los Presidentes desde López Mateos hasta Ernesto Zedillo este libro nos proporciona una síntesis de la vida política mexicana en el siglo XX, una descripción de los principales factores reales del poder. Y puede ayudarnos a comprender la hegemonía del Partido Revolucionario Institucional, PRI lo que llevo a decir a Vargas Llosa que en México no había dictadura pero sí « dictablanda ».
El autor es conocido sobre todo por su novela Regina, la cual ubica en 1968 y relata la sangrienta matanza de estudiantes del 2 de octubre en Tlatelolco, libro controvertido por su aspecto místico.
Le cercle noir (pas encore traduit en français)
Un vieil homme appelle l’écrivain et lui demande de l’écouter car il souhaite lui raconter l’histoire du cercle noir, une société secrète et permanente qui a donné la voie à suivre aux Présidents mexicains pendant plus de 70 ans, il lui raconterai cette histoire à une seule condition, il faut qu’il respecte son anonymat.
Le livre nous décrit le dit cercle noir, nous découvrons l’existence d’une deuxième constitution de style monarchique laquelle était la loi entre les Présidents mexicains et les 6 membres du cercle noir, membres que même les Présidents ne connaissaient pas car ils traitent seulement avec un d’eux, Fidel Velázquez, leader presque centenaire de la Confédération de Travailleurs du Mexique, CTM.
A travers tous les Présidents depuis López Mateos jusqu’à Ernesto Zedillo cet livre nous fait une synthèse de la vie politique mexicaine au XX siècle, ainsi qu’une description des principaux facteurs réels du pouvoir. Le livre peut nous aider à avoir une meilleure compréhension sur l’hégémonie du Parti Révolutionnaire Institutionnel, PRI, ce qui a amené à Vargas Llosa à dire que au Mexique il n’avait pas de dictature mais une « dictamolle ».
L’auteur est connu surtout par son roman Regina, lequel est le récit de la tuerie des étudiants mexicains à Tlatelolco, le 2 octobre 1968, livre controversé par son caractère mystique.
15 décembre 2009
L'homme sans tête
Préface d’Antonio Dominguez Leiva, traduction d’Isabelle Gugnon
Résumé de l'éditeur :
Employant les techniques littéraires chères à Capote (De sang froid), Ellroy (Ma part d’ombre) ou encore Saviano (Gomorra), techniques de la non-fiction novel entre roman, enquête journaliste et essai (voir Des os dans le désert), avec L’Homme sans tête Sergio González Rodríguez analyse le phénomène de la décapitation à partir de la découverte de plus en plus fréquente au Mexique de corps sans tête ou de têtes tranchées exposées à la vue de tous en signe d’avertissement. Enquête insolite et tissu narratif aux multiples résonnances culturelles et politiques, L’Homme sans tête dénonce l’apogée de la violence de notre monde contemporain par le geste le plus atroce, le plus symbolique qui soit : la décapitation. Des décapitations par les trafiquants de drogue au Mexique aux décapitations par les fondamentalistes musulmans largement diffusées sur internet, d’Orient en Occident, l’acte de décollation représente le geste suprême de l’atrocité : la perte de raison dans son sens extrême. L’auteur étudie aussi les phénomènes actuels de sorcellerie et de sacrifices humains utilisés par les narcotrafiquants, les nouvelles expressions de l’intimidation et de la peur, l’usage des corps des victimes comme messages d’une cruauté sans limites à l’adresse des adversaires. Et l’émergence de cultes criminels comme celui de la Sainte-Mort. Un récit sans fiction dans lequel se mêlent témoignages de sicaires coupeurs de têtes modernes, enquête journalistique, essai - dont les références vont de Georges Bataille à Sam Peckinpah, de la littérature à la photo - et des éléments autobiographiques qui, conjointement, font apparaître l’horreur et la terreur dans lequel le monde d’aujourd’hui s’enfonce. L’Homme sans tête démontre une fois encore que la matière journalistique peut atteindre le statut de l’étude historique et sociologique, de la littérature d’exception.
Une chronique à écouter sur France Culture :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeux_epreuves/fiche.php?diffusion_id=79091
Journaliste mexicain, Sergio Gonzalez a consacré un précédent ouvrage aux meurtres de Ciudad Juarez.
6 décembre 2009
Camarón
Jean-Joseph Julaud
éditions Le cherche Midi, 08 - 2008
Présentation de l'éditeur
Pendant qu'en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l'hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d'un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l'ultime temple du dieu Quetzalcoatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l'équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse. Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l'étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s'émouvoir ou de s'insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.
Informations
ISBN : 978-2-7491-1059-2
Nombre de pages : 234
Prix :
Le livre a fait l'objet d'une traduction en espagnol en 2011 sous le titre Camarón
14 novembre 2009
La mort d'Artemio Cruz
Carlos Fuentes
traduit de l'espagnol (Mexique) par Robert Marrast
éditions Gallimard, 01-1977 (1ere édition en 1966)
Présentation de l'éditeur
Artemio Cruz, député, propriétaire d'un grand journal de Mexico, est brutalement atteint d'une grave maladie. Ce personnage puissant, qui a exploité à son profit des mœurs politiques corrompues dont les grands bouleversements sociaux favorisent l'épanouissement, s'efforce, sur la frontière de la mort, d'établir le bilan de sa vie désormais achevée. Combattant de la Révolution, il a passionnément aimé, à vingt ans, une jeune fille, Regina, qu'il a retrouvée massacrée après un combat. Ce choc a marqué toute son existence, et l'idéal de sa jeunesse a fait place à une implacable volonté de puissance. Mais est-ce seulement de ce fait qu'a surgi l'Artemio Cruz de la réussite ? Une peinture sans concessions d'une bourgeoisie issue d'une Révolution dont elle a trahi l'esprit. Mais aussi une méditation sur le destin de l'homme coincé entre la liberté et la fatalité.
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur
Informations
EAN : 9782070368563
Pages : 416
Prix : 9,50 € (Folio poche)
Efectivamente, en presente el narrador es Artemio Cruz mismo, en su camilla de hospital. Con los ojos medio cerrados y alterado por los sedentes, el personaje intenta analizar lo que pasa a su alrededor, las conversaciones, la presencia de Catalina su esposa, Teresa su hija, Padilla su colega y amigo. Pero los analgésicos y el fin eminente transportan el personaje a momentos claves de su vida, contados en tercera persona del singular. Lo invitan también a pensar en sus próximas horas, las últimas, esta vez en futuro y en segunda persona, dando la impresión de que el narrador del momento presente habla consigo mismo tuteándose.
El lector vive un constante vaivén entre presente, pasado y futuro. Los analepsis aparecen en desorden cronológico, esparcidos entre 1903 y 1969, por lo cual el lector tiene que estar muy atento a las fechas que introducen cada capítulo. Efectivamente estas novedades estilísticas obligan ése a desempeñar un papel activo dentro de la producción de sentido de la novela, ya que entre dos analepsis muchos elementos de la vida del protagonista y de su familia no son expresamente dichas. El lector se ve obligado a armar una línea cronológica mental, rellenando los espacios vacíos.
Con La muerte de Artemio Cruz, Fuentes propone al lector su visión de México: un México plural, una revolución que fracasó en realizar sus ideales, un desarrollismo propulsado por los intereses externos, la corrupción latente y la simultaneidad de todos los tiempos mexicanos. Pero más que su propia visión, el autor invita al lector a cuestionarse sobre este país, sobre la época posmoderna que se vislumbra y a constituir su propia lectura del mundo expuesto.
7 novembre 2009
Otra vez el Santo
Alfaguara, 2005.
Esta es una de las últimas obras de este escritor mexicano quien murió en 2006. Una de sus obras más conocidas es la novela policiaca”El Rayo Mackoy” que me gustaría volver a releer algún día. Escritor popular, cualquiera de nosotros podría haberse identificado con sus protagonistas, abordaba temas que tienen que ver con la idiosincrasia de los mexicanos, precursor en su literatura, como podemos verlo cuando abordó en los años 80’s cuentos relacionados con lo fantástico y los vampiros. O recientemente, cuando decidió investigar y escribir acerca de las pandillas de Los Maras. Otra vez el Santo es una compilación de cuentos sobre la juventud, con sus amores, aventuras y delirios.
En estos 9 cuentos encontramos tramas acerca de unos jovencitos que van ilusionados a una kermés de un colegio privado con el objetivo de encontrar a las “chicas que tienen lugares secretos donde se besan…” y su desilusión; el complot de unos amigos mexicanos quienes se aburren en el pueblecito norteño en el que trabajan y que para alejar el tedio inventan como diversión la boda de un argentino con una chica del pueblo, historia con un excelente desenlace; El momento compartido entre un hijo y su padre en un partido de béisbol; los recuerdos de los amigos y momentos vividos en la niñez; los intentos y delirios de unos jovencitos para acercarse a ver al Santo (el enmascarado de plata), mítico personaje de la lucha libre mexicana que se encuentra de paseo cerca del lugar donde nuestros protagonistas se hallan, en su desesperación para acercarse de él las chicas con las que están se convierten en vampiros pero el Santo se puede encarnar en ellos y salvarlos; El amor de un jovencito por una prostituta que le inicia a los placeres del amor carnal. Aún cuando ella trata de alejarlo, él se aferra a esta historia, celoso, posesivo e intratable como puede serlo un joven enamorado de lo imposible a los 18 años.
ROB
A nouveau El Santo (pas encore traduit en français)
C’est l’une des dernières œuvres de cet écrivain mexicain disparu en 2006. L’un de ses écrits le plus connu est la nouvelle policière « El Rayo Mackoy » qu’il me plairait de relire à l’occasion. Auteur populaire, n’importe qui aurait pu s’identifier à l’un de ses protagonistes, il aborde des thèmes reliés à l’idiosyncrasie des mexicains, précurseur en littérature comme on peut le voir quand il abordait dans les années 80 des contes avec une dimension fantastique et de vampires. Ou, récemment, quand il décida de faire des recherches et d’écrire au sujet des gangs de Maras. « A nouveau El Santo » est une compilation de contes sur la jeunesse, ses amours, ses aventures et ses folies.
La trame de ces 9 contes tourne autour de jeunes gens qui vont, pleins d’illusions à la kermesse d’un collège privé avec l’objectif d’y trouver des filles « qui ont un endroit secret où l’ont s’embrassent » et leur désillusion. Le complot d’un group d’amis qui s’ennuient dans le village du nord du Mexique où ils travaillent et qui, pour éloigner l’ennui, inventent comme distraction le mariage d’un Argentin avec une fille du village, histoire qui a un très bon dénouement. Les moments que partagent un père et son fils lors d’un match de baseball. Les souvenirs des copains et les instants vécus dans l’enfance, les tentatives et les folies de jeunes qui essayent de s’approcher pour voir El Santo (au masque d’argent), personnage mythique du catch mexicain qui se trouve à proximité du lieu où sont ses personnages, dont les filles, désespérées de l’approcher se changent en vampires avant qu’El santo puisse s’incarner en eux et les sauver. L’amour d’un adolescent pour une prostituée qui l’initie aux plaisirs de la chair et qui, lorsqu’elle essaye de s’éloigner et terminer cette liaison, se montre jaloux, possessif et intraitable comme on peut seulement l’être à 18 ans face à un amour impossible.










