9 mars 2011
Historias desconocidas de la independencia y la revolución
Tusquets editores
(Mexico)
Au Mexique, Trino est connu par ses publications dans la presse sous forme de tiras en 5 ou 6 images. Ses personnages emblématiques sont Don Taquero, El Santos, La Tetona Mendoza ou El Rey Chiquito. Avec Historias desconocidas de la independencia y la revolución, Trino nous fait partager à travers un album complet, sa visite du bicentenaire de l’indépendance et le centenaire de la révolution. Dans le style d’un dessinateur de presse, avec des croquis très épurés à la Reiser, nous voila aux cotés du padre Hidalgo, de Jose Maria Morelos y Pavon et son paliacate rouge fiché en tête, de Vicente Guerrero, héros de l’indépendance. En deuxième partie, Adelita, los federales, Ayala (et son plan), Porfirio Diaz, Pancho Villa, et Emiliano Zapata illustrent les batailles menées par les révolutionnaires.
Dans une joyeuse ambiance totalement débridée, Trino nous raconte ces morceaux d’histoire mexicaine sur un ton iconoclaste et gentiment irrespectueux. Le trait est vif et précis, ce qui donne beaucoup de dynamise aux situations, toutes déclinées en quelques vignettes sur une ligne. Les dialogues sont savoureux, décalés et porteur d’une autodérision jubilatoire. Largement emprunté au langage populaire du XXIe siècle, on croise beaucoup de gueys, de no manches et autres chingadera ou chingoneria dans les réparties des protagonistes. Moyen aussi pour l’auteur de se moquer des nacos et fresas (populos et bobos) qui rient les uns des autres dans la société d’aujourd’hui.
Jouant sur les clichés de la société mexicaine, Trino va d’abord exalter un nationalisme forcené, avant de rétablir immédiatement l’équilibre en pointant le malinchisme incontournable de ses compatriotes.
L’effet comique est très souvent accentué par l’utilisation d’anachronismes technologiques à la mode aujourd’hui. Ainsi, les héros ou leurs faire-valoir, vérifient ou diffusent l'information sur leur blackberry, le lap-top ou sur facebook. On (ré)apprend d'ailleurs à cette occasion que pour l'état civil mexicain, Pancho Villa s'appelle Doroteo Arango.
Avec une troisième édition en octobre 2010, ces Historias desconocidas de la independencia y la revolución sont un succès de librairie au Mexique. Véritable petit manuel comparable à ce que serait « l'indépendance et la révolution pour les nuls », Trino, en plus de nous distraire très efficacement, fait œuvre d’instruction publique en permettant à son lectorat de se remémorer quelques pages illustres de son histoire. Enfin, son œil critique et sa vision ironique voire caustique lui permet, à travers ses textes et dessins sur le passé, de dresser un portrait sans concession du Mexique moderne, de ses paradoxes, de ses défauts et de ses qualités.
Ph.H.
25 février 2011
J'ai regardé le diable en face
éditions Le Livre de Poche
Sandra Khan est journaliste au San Francisco Chronicle. Elle est en reportage à Ciudad Juarez, ville mexicaine de l’état de Chihuahua où depuis 1993 des milliers de femmes disparaissent. Régulièrement, le désert qui l’entoure rend des cadavres de victimes violentées, violées et parfois mutilées. Comme tous les enquêteurs qui ont affronté ce drame, Sandra va se heurter aux autorités impuissantes, inactives ou corrompues, au crime organisé qui trafique les filles comme il le fait de la drogue, c'est-à-dire comme une marchandise comme une autre. Il faut aussi compter avec toutes ces petites usines de montages, les maquiladoras, qui emploient un sous-prolétariat féminin soumis au bon vouloir des petits-chefs et qui fait une proie facile pour les hommes sans scrupules. Parce qu’elles sont femmes, nombreuses et qu’on est dans une région du monde où ont ne les considèrent pas, elles disparaissent et meurent dans une relative indifférence. D’autant qu’il y a parfois derrière ces sombre activités, des commanditaires puissants. Sandra en fera la cruelle expérience.
Comme Patrick Bard l’a fait dans La frontière, Maud Tabachnik a choisit de placer son roman à Ciudad Juarez. Avec presque 1,5 millions d’habitants, cette ville située sur la frontière avec les Etats-Unis concentre tout ce que l’homme a de mauvais envers la femme. Prostitution, viol, vol d’organes, snuffmovies, et sadisme rythment les jours et les nuits. Police et justice sont absentes, quand elles ne sont pas des complices bienveillantes voire actives. Les journalistes curieux ne font pas de vieux os, comme les défenseurs des droits de l’homme ou les membres d’associations d'aide aux victimes. Quant aux politiciens, c’est celui qui graisse le plus leurs pattes qui aura leur silence, ou leur soutien. Alors, la ville s’enfonce lentement dans ce terreau glauque et sordide, sans avenir, sans espoir et sans lumière. Même le nombre de cadavres n’y change rien, ou si peu.
Le roman est enlevé et le ton percutant. Le regard d’une femme sur ce féminicide est d’autant plus solidaire et vengeur. Il est aussi un hommage aux rares journalistes qui osent encore publier sur ce sujet. Comme le dit Sandra Khan : « personne ne peut regarder le Diable en face sans se brûler ».
Sur ce blog sur le même sujet, La frontière
La frontière
éditions du Seuil, collection Points
Présenté sous la forme d’un roman, La frontière se révèle être une enquête particulièrement étayée sur ce que l’on appelle le féminicide de Ciudad Juarez, ville de l’état de Chihuahua au Mexique. En 2010, avec presque 1000 assassinats, Ciudad Juarez est devenue l’une des villes les plus violentes et les plus dangereuses du monde. Les disparitions de femmes puis la découverte de leurs cadavres abandonnés dans le désert a commencé en 1993. Amnesty International évalue en 2008 le nombre de corps retrouvés à 1653, pour 2000 disparues.
Patrick Bard met en scène le journaliste Toni Zambudio. Il va suivre toutes les pistes possibles, qui sont en fait une multitude de pistes réelles. Que ce soient les conditions de travail et les contremaîtres abusifs qui sévissent dans les maquiladoras, les chauffeurs des transports publics ou privés, les narcotrafiquants, les maquereaux, les maris jaloux, les amants anonymes ou les pervers, tous ces acteurs se rejoignent pour exercer les pires violences sur les femmes, allant jusqu’au meurtre. Il est vrai qu’on dit souvent qu’au Mexique la vida no vale nada. C’est cette impression lourde et nauséeuse qui saisit le lecteur à bras le corps, tout le long du récit, à chaque cadavre retrouvé, quand la victime à été violée et mutilée de surcroit. Non seulement la vie de ces filles ne vaut rien, mais elles sont plus mal traitées que ces objets de consommation qu'on jette après usage. Le malaise s'accentue lorsqu’est abordée la piste des snuffmovies, ces films pornographiques poussant le sadisme jusqu’à l’assassinat devant la caméra, films dont certains gringos seraient friands et paieraient cher pour se les procurer. Car Ciudad Juarez est aussi une ville frontière, de l’autre côté il y a El Paso aux Etats-Unis. C’est un point de passage pour le crime organisé, les trafics en tous genres et la recherche de sexe facile pour les texans dans les bars sordides du côté mexicain où, on l’aura compris, les prostituées ne sont pas toujours consentantes. Mais que vaut leur avis devant l'abondance des dollars ? Face à un tel déferlement de violence, les quelques serial-killers qui ont été arrêtés ne suffisent pas à expliquer l’étendue du massacre. D’ailleurs, après chaque arrestation, la série continue. A tel point que Ciudad Juarez est devenue la ville ou même le diable ne veut pas vivre.
Ce premier roman est vraiment un coup de maître. Le sujet est parfaitement maitrisé, fouillé, argumenté, servi par un style irréprochable et un suspens à chaque page. On l'aura compris, certaines réalités sont particulièrement dérangeantes pour les auorités locales de Ciudad Juarez, pour les autorités de l'état de Chihuahua et pour les autorités fédérales du Mexique ainsi que pour le voisin du nord. Finalement, il est juste dommage que cette fiction soit une réalité. Mais à cela, l’auteur n’y peut rien.
A voir sur la toile, un site mexicain sur les disparues de Juarez : http://www.mujeresdejuarez.org/
Sur ce blog sur le même sujet, J'ai regardé le diable en face
14 février 2011
El Spectro, les mutants de la lune rouge
Scénario d'Antoine Frédéric
éditions du Lombard, 01-2011
Ph.H.
29 janvier 2011
A l'automne, je serai peut-être mort
Adrian McKinty
éditions Folio, 03-2007
Présentation de l'éditeur
Père en taule, enfance irlandaise plus que difficile au milieu des attentats... Michael n'a pas vingt ans lorsqu'il doit s'expatrier à New York où une vague cousine lui a trouvé une place. La routine codifiée de la violence pour un gang de Harlem : six balles dans le corps d'un récalcitrant, sordides descentes punitives, sept hommes tués en moins d'un an... Michael, à l'humour très sec, n'est pas un mauvais bougre ni un idiot, mais il va pourtant se laisser aller à ce qu'il n'aurait jamais dû faire.
La suite est implacable et le mènera en Amérique centrale. Lui qui commençait à bien connaître la violence urbaine du New York de la pire époque comprendra que l'expression du Mal est sans limites. Il se passe des choses dans les marais du Chiapas, qu'il n'imaginait même pas...
22 janvier 2011
Santa Muerte
Mexico, la Mort et ses dévots
Francis Mobio
éditions Imago, 10-2010
Présentation de l'éditeur
Autrefois cité lacustre décrite comme un véritable paradis terrestre, Mexico est devenu synonyme de précarité, d’insécurité, de violence et de mort. Du centre à la périphérie, vingt-quatre millions d’habitants assèchent les cours d’eau et bâtissent des habitations qui dévorent le paysage : au fil du temps, l’eldorado de Cortés s’est peu à peu transformé en enfer.
Pour tenter de vivre dans cette ville géante et protéger corps et âmes, deux millions de personnes — pour la plupart issues du monde ouvrier ou artisan, ou liées à la criminalité, à la prostitution ou au narcotrafic — instaurent un dialogue direct avec la mort et ses représentations, en pratiquant le culte de la Santa Muerte. Exposée dans des centaines d’autels situés en plein air, ou enfermée dans des châsses en verre, l’effigie apparaît le plus souvent sous la forme d’un squelette somptueusement habillé, et peut se trouver à un coin de rue, dans un marché populaire ou dans un garage aménagé avec soin pour lui rendre honneur.
En nous plongeant au cœur même du quotidien des dévots de la Santa Muerte, Francis Mobio nous entraîne ainsi dans un itinéraire photographique étrange et fascinant.
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur
Informations
ISBN : 978-2-84952-102-1
Pages : 176
Prix : 22,50 €
Anthropologue et vidéaste, Francis Mobio est assistant et chargé de cours à l’Université de Lausanne.
👉 Sur la Santa Muerte
... Son culte s’associe aux pratiques des Indigènes du Mexique qui vouaient un culte aux morts et aux squelettes. Considéré comme païen dans un pays où l’église a un poids aussi important que l’État, le culte de la Santa Muerte
est qualifié de satanique par l’église qui souhaiterait une
réévangélisation du Mexique. Pourtant, ses adeptes, de plus en plus
nombreux, intégrant notamment les marginaux, voire, les
narcotrafiquants, sont souvent catholiques, car ils considèrent la Santa Muerte comme une intermédiaire avec Dieu...
Lire l'article sur le site du Museum National d'Histoire Naturelle
👉 Un culte populaire au Mexique : la Santa Muerte
Un article de Gabriela Torres-Ramos
La dévotion à la Santa Muerte
connaît au Mexique, depuis 2001, une recrudescence et une visibilité
croissante accompagnées par sa critique, sa stigmatisation et sa
condamnation par l’Église catholique et par une partie de la société.
Ses origines, contestées, la situent entre le passé préhispanique et les
représentations issues de l’imaginaire catholique, notamment de la
pastorale de la mort.
Cet article retrace les origines
attribuées à cette image de la Mort sanctifiée par ses dévots et montre
la transformation de ses caractéristiques au cours des xxe et xxie siècles.
L’évolution de la pratique dévotionnelle est envisagée à partir de la
perception sociale du culte et de ceux qui s’y adonnent. Car la Santa Muerte
est surtout présentée comme la « sainte des désespérés », le dernier
recours invoqué dans une situation extrême, à laquelle se dévouent
« préventivement » des populations fragilisées. La Santa Muerte
est au cœur de pratiques populaires complexes, individualisées et
personnalisées qui paradoxalement trouvent leur légitimité dans
l’appartenance à une communauté.
Lire l'article sur le site Socio - Anthropologie OpenEdition
Gabriela Torres-Ramos, “Un culte populaire au Mexique : la Santa Muerte”, Socio-anthropologie [Online], 31 | 2015, Online since 10 September 2016, connection on 09 October 2025. URL: http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/2228; DOI: https://doi.org/10.4000/socio-anthropologie.2228
11 décembre 2010
Le bonheur des familles
Carlos Fuentes
Trad. de l'espagnol (Mexique) par Aline Schulman et Céline Zins
éditons Gallimard, 03-2009
Présentation de l'éditeur
Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu. Mais les familles heureuses ? Tout au long de ces seize récits qui sondent les différentes couches de la société mexicaine, l'exploration des relations familiales dans leur intimité la mieux gardée fait voler en éclats idées reçues et principes. À travers des situations qui mettent en jeu aussi bien le rapport du Président avec son fils, que celui d'une femme avec l'assassin de sa fille, un curé cachant son enfant dans un village de montagne, deux frères liés par la haine, une épouse subissant par amour le sadisme de son époux, un don Juan à qui ses conquêtes rendent cruellement la monnaie de sa pièce, un général obligé de choisir lequel de ses deux fils il va sacrifier, Carlos Fuentes démontre une fois de plus sa capacité à créer des personnages dont les élans, les petitesses, les vices nous interpellent autant qu'ils nous fascinent. Avec ce livre, le grand romancier mexicain nous offre une véritable « Comédie humaine ».
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur
Informations
ISBN : 9782070786558
Pages : 468
Prix : 22,90 € (Folio poche : 10,50 €)
«Yo vengo de una familia en la que cada miembro dañaba de algún modo a los demás. Luego, arrepentidos, cada uno se dañaba a sí mismo.»
Un ranchero quiere que sus cuatro hijos sean sacerdotes; ellos piensan distinto. Un hombre es humillado por su patrón; su hijo quisiera humillarlo más. Una madre renuncia a su carrera de cantante y se pregunta si valió la pena; su hija renuncia al mundo y vive a través de los reality shows. El hijo del presidente se rebela contra su padre, pero depende de su protección. Una mujer sufre el sadismo de su marido por amor. Una madre dolorosa explica la vida de su hija al hombre que la asesinó. Una pareja sesentona se reencuentra y se pregunta si de veras fueron jóvenes amantes. Un comandante debe escoger quién morirá de sus dos hijos. La vieja madre de un joven mariachi lo rescata. Una fiel pareja gay enfrenta la tentación. Una prima fea hace peligrar un matrimonio. Un cura esconde a su hija en una aldea. Un mujeriego se niega a casarse con su amante por temor a matar el placer. Un actor es obligado a enfrentar la realidad por su hijo minusválido. Un Don Juan juega con dos mujeres que le dan su merecido. Tres hijas se reúnen en torno al féretro de su padre por última vez en diez años.
Historias puntuadas por «coros», algunos humorísticos, la mayoría trágicos, que dan voz a los sin-voz: niños mendicantes, hijas violadas, huérfanos, parientes rivales, traficantes, pandillas asesinas que descienden de las calles de Los Ángeles o ascienden de las selvas de Centroamérica. Todas las familias felices es la polifonía narrativa de los ramales conflictivos del México contemporáneo y, por extensión, de América Latina y del mundo.
Editorial: Alfaguara
ISBN: 978-970-770-575-3
Páginas: 424
4 décembre 2010
2666
éditions Christian Bourgeois, 03-2008
Résumé éditeur
2666 est le dernier roman écrit par Roberto Bolano. Il a été publié de manière posthume en 2004 et aussitôt salué par la critique internationale. De l’Europe en ruines jusqu’au désert du Sonora à la frontière du Mexique et du Texas, hanté par les meurtres non résolus de centaines de femmes, 2666 offre un parcours abyssal à travers une culture et une civilisation en déroute. L’entreprise de Bolano est ambitieuse. Embrassant tous les genres, du vaudeville au récit de guerre, en passant par le policier, le fantastique et le comique, 2666 étreint la littérature et incarne ce qu’elle a de plus essentiel : relever le défi de dire l’horreur, la mort, l’absence de sens, mais aussi l’amour.
Roberto Bolaño meurt en 2003, laissant en partie inachevé ce roman « monstrueux », instantanément considéré comme le geste littéraire le plus marquant du début du siècle. On y retrouve, amplifiées, toutes les obsessions de son auteur : quatre universitaires partent à la recherche de Benno von Archimboldi, un mystérieux écrivain allemand dont l’œuvre les fascine. Leur quête les mènera à Santa Teresa, ville mexicaine inspirée de Ciudad Juarez, où les féminicides déciment la population.
Mais, comme toujours avec l’auteur des Détectives sauvages, le roman d’aventures est un trompe-l’œil, une fausse piste lancée au lecteur pour l’amener vers un roman apocalyptique, où la condition humaine est habitée, voire rongée, par le Mal. Le texte oscille alors d’une énigme à l’autre, d’une découverte macabre à l’autre, s’enfonçant dans le désert, dans des territoires incertains entre le Mexique et l’Amérique, frontière qui cristallise et détruit les espoirs. Chef-d’œuvre à l’écriture incomparable, 2666 est sans doute le roman le plus audacieux de Roberto Bolaño.
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.
29 septembre 2010
David TOSCANA à Montpellier le 12 octobre 2010
Un train pour Tula
Roman traduit de l'espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo.
Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l’adolescence à la conquête d’une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l’ignore plus que jamais… En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l’orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.
Voir la fiche du livre sur le site des éditions Zulma
Voir l'annonce de l'évènement sur le site de la librairie Sauramps
14 septembre 2010
Belle Latinas à Montpellier
Les Belles en cadence... sur les pas de la liberté...
La 9e édition de Belles Latinas, organisée par la revue Nouveaux Espaces Latinos, se tiendra du mercredi 6 au vendredi22 octobre 2010 dans une trentaine de villes en France. Elle permettra de faire découvrir, ou redécouvrir, à un large public les littératures contemporaines d’Amérique latine...
À MONTPELLIER, rencontre avec David TOSCANA (Mexique)
Le 12 octobre à 14h30
A l’Université Paul Valery – Montpellier 3, en partenariat avec la Librairie Sauramps
Animation : Jean Franco, Alba Lara et Karim Benmiloud (Univ. Paul Valery)
Entrée libre
Route de Mende 34 199 Montpellier, Salle Pierre Jourda, Bât de la Recherche
Tél : 04 67 14 20 00
David TOSCANA
Né à Monterrey, au Mexique, en 1961, David Toscana est romancier et nouvelliste. Après des études d’ingénieur, il a été lauréat de plusieurs bourses internationales : International Writers Program (Université de Iowa, 1994) et Berliner Künstlerprogramm (2003-2004). Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles : Historias del Lontananza (1997), et de plusieurs romans : Las bicicletas (1992), Estación Tula (1995), Santa María del Circo (1998), Duelo por Miguel Pruneda (2002), El último lector (2004) et El ejército iluminado (2006). Si son oeuvre est déjà traduite dans plusieurs langues (anglais, allemand, arabe, grec, portugais, italien et suédois), El último lector est son premier livre traduit en français (éditions Zulma 2009). Au Mexique, ce roman a déjà été couronné par le prix Colima, le prix Fuentes Mares et le prix Antonin Artaud. Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Avec El ultimo lector, David Toscana offre un récit borgésien dont le héros, Lucio, est bibliothécaire dans un village perdu du nord du Mexique. Confronté à la découverte d’une fillette morte, Lucio mène une enquête littéraire et livresque où se déploie l’incroyable imagination de ce lecteur vorace qui croit que la fiction peut aider à élucider les cruautés du monde réel, dans la grande tradition du récit fantastique sud-américain.
El ultimo lector : Froylán Gómez disparaît lors du passage d’un ouragan. Veuve à la suite de ce tragique accident, Patricia Gómez, sa femme, doute de la mort de son mari. Des documents trouvés dans les affaires de Froylán laissent penser qu’il aurait profité de l’ouragan pour s’enfuir. Ingénieur au chômage, il semblait s’être lié d’amitié avec un vieillard prétendant être son arrière grandpère: Juan Capistrán. Patricia découvre des fragments d’entretiens entre les deux hommes, des bandes magnétiques appartenant au mystérieux vieillard et les récits de son mari… Elle se plonge alors dans les dossiers de Froylán, ouvrant les portes d’un récit à deux temps, allant et venant entre présent et passé mythique, découvrant des personnages plus vrais que nature.
Source : espaces latinos
http://www.espaces-latinos.org/bellesindex.php?PHPSESSID=f267dbf42ca78a3c02aca92fcb841d6f












